TROIS SEMAINES DANS UN CAMP DE SCOUTS À GRAND-LAHOU (1re partie)

camp ivoiro-suisseCamp-chantier ivoiro-suisse à Grand-Lahou, photo GK

Durant les mois de juillet et d’août passés, j’ai été invité à Grand-Lahou, ville balnéaire située à une centaine de kilomètres d’Abidjan. Mon invitation est motivée par la construction de la Maison Connectée Des Savoirs (MCDS) qui se veut être un centre polyvalent qui sera un espace culturel qui va faire la promotion du numérique et le développement d’activités d’éveil citoyen. La construction de ce centre est pilotée par l’ONG JADE (Jeune en Action pour le Développement) et le groupe scout ivoirien les Siamois et leurs partenaires scouts Suisses. Tout ce beau monde constitue le clan Wâlêwâkô qui veut dire en Avikam (langue originaire de Grand-Lahou) « allons découvrir ».

        

camp scout

Moi au camp-chantier, photo GK

L’un des faits qui m’ont marqué a été l’ambiance au sein du camp. Tout d’abord, j’ai eu le plaisir d’accompagner les scouts Suisses, arrivés tout droit de la Suisse au nombre de six (6), d’Abidjan à Grand-Lahou. Ce voyage effectué leur a permis de constater par eux-mêmes l’avancé des travaux et apporter leur aide en temps que main d’œuvre pour booster les travaux pour que tous finissent au plus tard avant la rentrée scolaire prochaine. Aly Badra Ladji qui m’avait invité n’a pas pu effectuer le déplacement avec nous. Il était resté à Abidjan pour convoyer du matériel de construction jusqu’à Grand-Lahou par un autre véhicule. La compagnie de transport qui devait nous envoyer à Grand-Lahou ne pouvait pas prendre les matériels qu’il avait achetés. Ces matériels devaient servir dans la construction de la Maison Connecté Des Savoirs à Grand-Lahou. C’est ce centre polyvalent en construction qui nous a donc tous réunis à Grand-Lahou.

Prendre part à ce projet a été pour moi un réel plaisir. Un camp a donc été établi dans une partie de la cour de l’école primaire Lahou 2 : un établissement scolaire de la ville de Grand-Lahou. Arrivé sur les lieux avec les Suisses, nous avons été accueillis par des scouts Ivoiriens arrivés quelques jours bien avant et qui étaient à pied d’œuvre pour que le camp soit impeccable pour ce moment que nous allons y passer. Ce n’est qu’en fin d’après-midi que Aly Badra Ladji  est arrivé d’Abidjan avec le matériel qu’il a convoyé. Par la suite, les présentations ont été faites le soir après le diner et là j’ai pu savoir le totem de certains scouts. C’était ma première fois de connaitre le totem de scout. Le totem est le nom d’un animal accompagné parfois d’un adjectif. Je me rappelle d’ailleurs d’un totem d’un scout ivoirien : le chat docile. Nous étions dans un camp et nous étions là pour la construction de ce centre d’où la dénomination de camp-chantier que l’on donne à un camp pareil. Je précise que dans le camp-chantier, nous ne sommes pas tous scouts. Au nombre de ceux-ci, il y a Odilon Doundembi, un Centrafricain et moi. Mais cela ne nous a pas empêchés d’apprendre les rudiments du scoutisme et nous conformer à ses principes.

J’ai eu l’occasion de dormir pour la deuxième fois sous une tente. Je partageais la tente avec Odilon Doundembi et cela a été pour moi une belle expérience, je le reconnais. La première fois c’était dans un village de N’zianoua où Aly Badra Ladji m’avait aussi invité. Nous avions notre douche de fortune comme nous nous plaisons à l’appeler et aussi un groupe chargé de faire la cuisine. Les matins nous prenons le petit-déjeuner avant d’aller sur le chantier. J’étais avec des scouts et il va sans dire que l’ordre était aussi de mise si je m’en tiens aux instructions et ordres que donnait Aly Badra Ladji. On aurait dit un camp militaire : « Toi fais ceci ! » « Allume le feu ! » « Non, ce n’est pas maintenant que tu vas te laver ! » etc.

J’ai appris des chants scouts et quand j’y pense encore le refrain de quelques chansons me revient en esprit (yo ko ko zouman est par exemple l’une des chansons que nous avons beaucoup aimées). J’ai vu aussi que le feu de camp ne s’allume pas comme tout autre feu. De l’allumage du feu à son entretient pour qu’il ne s’éteigne pas, c’est toute une cérémonie. Un chant entonné par les scouts donne l’autorisation de son allumage. À cet effet, il y a quelqu’un qui est chargé de l’allumer et de veiller à ce qu’il ne s’éteigne pas qu’on appelle le gardien du feu.

J’ai aussi connu, tout comme les autres scouts Ivoiriens et Odilon le Centrafricain, ma toute première soirée suisse qui a eu lieu le 1er août, jour de la fête nationale de la Fédération Suisse comme le témoigne ces photos ci-dessous.

Au cours de “cette soirée suisse” que les scouts Suisses nous ont gratifié, nous avons appris des chants de scouts, le nom des cantons au nombre de vingt-six (26) qui constituent la Fédération Suisse. Nous avons appris que ce jour marque la date anniversaire à laquelle ces vingt-six (26) cantons ont fédéré pour se sentir plus fort contre tout envahisseur potentiel et former ainsi la Fédération Suisse. Ils nous ont aussi parlé de certains aspects de leur quotidien. Cela a été très instructif.

 

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