Les usagers de bus à Abidjan

Se déplacer dans une ville comme Abidjan n’est pas une mince affaire. Le transport à Abidjan est un véritable problème. Les usagers du transport en commun vivent un véritable calvaire, notamment les élèves et étudiants qui l’utilisent pour se rendre au cours.

  • Les moyens de transport
Un autobus, ph. acturoutes.info

Un autobus, ph. acturoutes.info

À Abidjan en Côte d’Ivoire, les élèves et étudiants vivent un véritable calvaire : celui du transport en commun qu’ils utilisent pour se rendre au cours. Le moyen le plus utilisé reste le bus.

Gare de minicar "gbaka", ph. auto.ci

Gare de minicar « gbaka », ph. auto.ci

Gare de taxi communal "woro woro", ph. abidjantv.net

Gare de taxi communal « woro woro », ph. abidjantv.net

En plus du bus, il y a les minicars appelés communément « gbaka » et les taxis communaux qu’on appelle en Côte d’Ivoire « woro woro » qui sont aussi empruntés. De rares élèves viennent en taxi, et là il faut souligner que la proportion est très faible, quand certains parents, dont le nombre est assez faible, déposent eux-mêmes leurs enfants avec leur voiture.

  • Les problèmes rencontrés dans le transport en commun par les élèves et étudiants
Transport: usagers de bus, ph. acturoutes.info

Transport: usagers de bus, ph. acturoutes.info

Les deux moments de la journée que redoutent les élèves et étudiants sont : le moment de se rendre à l’école et celui de rentrer à la maison. Arriver à l’heure au cours est le souci constant des élèves et étudiants. La plupart d’entre eux empruntent le bus. Ils paient une carte de bus mensuel qui facilite leur déplacement. Le problème est que les bus semblent ne pas suffire pour les transporter tous. Les responsables de la seule compagnie de bus qui existe à Abidjan, rassure toujours mettre tout en œuvre pour transporter les usagers, mais sur le terrain, le constat que l’on fait est loin d’être rassurant. Les élèves et étudiants ont tout le mal pour se rendre au cours. Les bus n’arrivent pas à temps à l’arrêt. Aussi, ils sont pour la plupart du temps surchargés au point où le chauffeur de bus n’a pas d’autres options que de griller l’arrêt. Il laisse là à l’arrêt, les élèves et étudiants qui veulent se rendre au cours. Aux heures de descente, le scénario est presque le même. Ils attendent pendant longtemps le bus à l’arrêt pour rentrer à la maison. La rareté des bus, ajouter à cela les bouchons, les embouteillages, accentue encore plus leur calvaire.

  • Les conséquences liées aux problèmes de transport en commun

Les conséquences logiques liées à tous ces problèmes sont que les élèves et étudiants arrivent beaucoup en retard au cours. Ne pouvant pas emprunter les bus alors surchargés, ils ne peuvent qu’attendre le prochain dans l’espoir qu’il s’arrêtera pour les y amener. D’autres préfèrent emprunter les taxis communaux. Cela leur revient cher, car les taxis communaux et le bus n’ont pas le même prix et il leur faut parfois décomposer, car les taxis communaux ne conduisent parfois pas là où ils veulent s’y rendre. Ils doivent alors emprunter un autre dans ces conditions. Cela est parfois pareil pour le « gbaka » et ils doivent dans ce cas l’emprunter plus d’une fois. Ils doivent alors se lever tôt pour espérer prendre le bus et arriver à l’heure au cours. Aux heures de descente, face à ces difficultés, certains optent pour le « gbaka ». Mais, il arrive que les chauffeurs de ce minicar profitent de la situation pour augmenter le tarif au grand dam des usagers qui finalement ne savent plus à quel saint se vouer. Ainsi, pour pouvoir vite rentrer à la maison, les usagers sont contraints de payer un peu plus le titre de transport. Ceux qui ne peuvent pas s’offrir cela, attentent le bus et arrivent assez tard à la maison. C’est le cas de nombreux élèves et étudiants qui arrivent tard à la maison et doivent réviser leur leçon, faire des exercices pour le lendemain. Ce rythme agit négativement sur le rendement de beaucoup parmi eux, même si cela n’est pas reconnu comme cause d’échec scolaire.

  • Les probables solutions contre ce problème

Ce problème de transport n’est pas méconnu des autorités ivoiriennes. C’est raison pour laquelle, par moment, le parc auto de la société de bus est revu en vue d’augmenter le nombre de bus et ainsi limiter les attentes interminables aux arrêts de bus. Mais cela ne change pas les choses. Pour bon nombre d’Ivoiriens, il est temps de permettre à une autre société de bus de s’installer. Cela permettra de créer une sorte de concurrence qui va améliorer le service. Aujourd’hui, installer d’autres moyens de transport comme les tramways s’impose et cela aura le dont de soulager les usagers. Aussi, pourquoi ne pas mettre en ligne des bus uniquement pour les élèves et étudiants surtout que ceux-ci payent déjà la carte de bus?

 

 

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