« microbes » à Abidjan : Délinquance juvénile

Enfants dit microbes et leurs arsenals (Ph.Google)Enf
Enfants dit microbes et leurs arsenals (Ph.Google)

Enfants dit microbes avec leurs arsenaux

Depuis bien quelques années, la population abidjanaise se trouve confronté à une situation à la fois étrange et sidérante. Cette situation est le fait d’enfants âgés pour la plupart de 10 à 25 ans se promenant en horde, armés d’armes blanches et s’attaquant à tous ceux qui ont le malheur de les croiser sur leur passage. Ces enfants sont plus connus sous le nom de « microbes ». Ces enfants qui sont censés être à l’école arpentent les rues et les couloirs de certains quartiers du district d’Abidjan, agressant et parfois tuant d’honnêtes personnes. Rendre l’école obligatoire pour tous les enfants de moins de 16 ans permettra d’éviter à l’avenir pareil phénomène. En tout cas, cela semble être le vœu des autorités du pays vu que la majorité de ces enfants qui appartiennent à ces gangs n’ont pas encore 20 ans.

Les parents auront alors le devoir de scolariser leurs enfants. Aussi, certains parmi eux ont été scolarisés, mais ont décidé de façon délibérée de tourner le dos à l’instruction pour regagner la rue. En attendant que les pouvoirs publics trouvent une solution à cela, la population assiste malgré elle à ces agressions perpétrées par ces « microbes ». Ainsi, depuis leur avènement, ils ont endeuillé de nombreuses familles et la population a du mal à comprendre pourquoi jusque-là, ce phénomène n’est pas encore éradiqué. La mort de leur chef Mamadou Traoré dit Zama (décapité) le 14 avril 2015 n’a pas eu le don d’endiguer le phénomène, bien au contraire. Les agressions ont continué de plus belle. À Abobo, une des communes du district d’Abidjan, les agressions perpétrées par les « microbes » sont monnaie courante. Aussi, d’autres communes comme Koumassi se voient visiter par ces gangs armés de machettes et qui s’attaquent à la population.

Même si les autorités demandent à l’opinion de ne plus qualifier ces gangs de « microbes » et qu’il s‘agit plutôt de jeunes désœuvrés, l’ensemble de la population voit en cette précision une fuite en avant des pouvoirs publics. Cela dit, la population s’est donné le droit de se faire justice en répondant aux attaques des « microbes ». Ainsi, l’on a enregistré une série de lynchage de « microbes » par la foule. L’on a alors constaté la mort le 29 mars 2016 du nouveau chef des « microbes » connu sous le nom de Pythagore de son vrai nom : Diaby Mamadou, jeune de 18 ans, élève en classe de seconde tué à coup de machette. Par ces actes perpétrés sur les « microbes », la population a décidé d’éradiquer, à sa manière, les « microbes » de leur commune et donc du district d’Abidjan.

Même si pour certains ces agissements de la population sont loin de résoudre le problème, car, selon eux, les gangs se reconstituent aussitôt que leur chef est tué, la population, elle, croit dur comme fer que sa manière de procéder est en mesure de dissuader toute velléité de ces jeunes « microbes » qui voudraient continuer dans cette logique de violence. C’est aussi, pour la population, une occasion de se venger de toutes ces attaques dont les « microbes » se sont rendus responsables. Alors, cette force déployée par les « microbes » trouve en face d’elle une autre force déployée par une population sidérée qui vient pour lui tenir tête, voire l’annihiler.

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